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ENTREPRENEURS EN POLITIQUES ALIMENTAIRES MUNICIPALES :

Une analyse préliminaire du rôle des municipalités et des districts régionaux canadiens dans l’évolution du système alimentaire.

Plus de 64 gouvernements municipaux et régionaux des quatre coins du Canada font appel à une approche par système alimentaire pour améliorer la santé de leur population, stimuler le développement économique, mettre l’accent sur la durabilité de l’environnement et mobiliser les collectivités.

Publié aujourd’hui, le rapport intitulé « Entrepreneurs en politiques alimentaires municipales : une analyse préliminaire du rôle des municipalités et des districts régionaux canadiens dans l’évolution du système alimentaire » constitue une première analyse de l’élaboration de politiques alimentaires municipales et régionales au Canada. Il révèle qu’un nombre croissant de collectivités du pays a lancé des chartes alimentaires, des stratégies alimentaires et des plans d’action pour établir des conseils de politiques alimentaires.

« Le nombre de gouvernements municipaux impliqués dans l’élaboration de politiques alimentaires nous a surpris », relate Lauren Baker, coordonnatrice en politique alimentaire du Conseil de la politique alimentaire de Toronto au Bureau de santé publique de Toronto. « De par la façon dont elles gèrent un large spectre de priorités alimentaires, les municipalités trouvent des moyens créatifs pour améliorer la vie des gens. »

Tandis que les gouvernements municipaux et régionaux disposent d’un pouvoir juridictionnel limité sur le système alimentaire, plusieurs passent à l’action en matière alimentaire. Ils rassemblent divers secteurs pour stimuler l’économie de l’alimentation locale et créer encore plus d’emplois, mais s’attaquent aussi aux questions alimentaires d’importance comme la perte de terres agricoles, les changements climatiques, la pauvreté alimentaire, le prix abordable des aliments et les problèmes de santé publique associés à un régime alimentaire déficient ou à une mauvaise alimentation.

« L’activité des conseils de politiques alimentaires se voit clairement dans la plupart des grandes villes du Canada », selon Joanne Bays, membre du Vancouver Food Policy Council. « Des jardins et des fermes urbaines poussent dans les cours et sur les toits, et bordent les boulevards et les aires de stationnement. Les marchés des agriculteurs, les services mobiles d’aliments à vendre et les pôles alimentaires constituent des entreprises grouillantes d’activités. On trouve de plus en plus d’aliments provenant des fermes et des cours d’eau avoisinants sur les étalages de nos supermarchés et dans les assiettes de nos restaurants, de nos écoles et de nos hôpitaux. »

La recherche démontre que les initiatives alimentaires des municipalités du Canada disposent de structures de gouvernance variées. Tandis que certaines sont liées formellement aux services municipaux, d’autres possèdent des structures et des mécanismes de financement moins formels, et d’autres encore sont principalement administrées par des bénévoles. Le taux de croissance de cette politique alimentaire a augmenté de manière exponentielle depuis 2005 et les centres d’activités les plus importants en matière de politique alimentaire existent dans les provinces de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Étant donné la diversité et le nombre grandissant d’initiatives en matière de politique alimentaire, ainsi que les répercussions économiques, environnementales, sociales et culturelles potentielles de ces initiatives, le rapport soutient qu’il est temps d’utiliser une approche plus systématique pour documenter et évaluer leurs rôles et réussites. En outre, le rapport recommande de mettre sur pied un réseau national pour partager les pratiques exemplaires au sein des municipalités et de multiplier les efforts pour clarifier la façon dont les gouvernements des différents paliers administratifs peuvent appuyer le mieux possible ces efforts.

« Puisque 80 % des Canadiens vivent dans des collectivités urbaines, il nous faut comprendre comment les villes arrivent à stimuler le changement par le truchement d’initiatives alimentaires », fait remarquer David McInnes de l’Institut canadien des politiques agroalimentaires. « Il est clair que les municipalités adoptent les aliments comme s’il s’agissait de catalyseurs, afin de stimuler l’activité économique dans les chaînes d’approvisionnement, d’améliorer la santé de leurs résidents et de respecter les objectifs de durabilité, entre autres priorités. »

Ce rapport a été préparé par des chercheurs de la faculté des études environnementales de l’Université York, Rod MacRae et Kendal Donahue et a suscité la collaboration d’une panoplie d’organismes et de conseillers œuvrant en politiques alimentaires et provenant des quatre coins du pays.

Auteurs :  Rod McRae, Université York, Kendal Donahue, Sustain Ontario

Comité directeur : Lauren Baker, Conseil de la politique alimentaire de Toronto, Joanne Bays, Vancouver Food Policy Council et le réseau canadien De la ferme à la cafétéria, David McInnes, Institut canadien des politiques agro-alimentaires
Des questions? Communiquez avec Joanne  Bays à l’adresse farm2cafeteriacanada@gmail.com

This report and the press release are also available in English.

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