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En me rendant au congrès De la ferme à la cafétéria de Richmond (C.-B.), un petit projet avait déjà pris forme dans mon esprit.

En effet, j’avais comme idée de lancer une entreprise de traiteur intitulée Piknik au créneau bien précis : offrir une option de repas chauds, sains, amusants et non dissociatifs, pour les enfants.
Près d’un mois après avoir eu cette idée, je lisais le statut Facebook de mon amie Arzeena Hamir, qui annonçait le congrès De la ferme à la cafétéria. Je me suis dit que je pourrais y recevoir des commentaires sur mon idée et y établir des liens d’affaires avec la collectivité agricole.
L’expérience s’est révélée très positive. J’y ai rencontré des agriculteurs, des parents, un conseiller scolaire et une horde de gens intéressants, passionnés et engagés. Tout cela m’a inspirée, car non seulement ai-je obtenu de fabuleux commentaires et encouragements, mais j’ai senti que je faisais partie d’un mouvement, d’une communauté.
Je me suis lancée dans l’aventure en raison des intolérances alimentaires de mes enfants, qui ne peuvent participer au programme de repas chauds de leur école. J’aurais bien aimé exercer des pressions à leur école pour que l’on y incorpore une option de repas plus saine mais les autres choix offerts ne convenaient pas plus à mes enfants. Et, pour être franche, les types d’aliments formant la catégorie « collation spéciale » lors de journées particulières m’inquiétaient.

Les adultes savent qu’une forme de magie s’opère lorsque des gens s’attablent pour partager un repas : c’est ainsi que l’on établit une communauté. Imaginez maintenant avoir cinq ans et partager votre premier repas chaud avec vos camarades. L’enthousiasme des enfants qui vous entourent est à son comble tandis que l’on attend le repas spécial. Quand la cloche sonne, tous les enfants s’asseoient ensemble pour partager ce repas. Sauf vous.
En effet, votre repas sera différent de celui de vos camarades car vous l’aurez amené de la maison. Parce que ce repas est différent, il devient beaucoup moins alléchant que celui de tous vos camarades. C’est bien difficile d’apprécier le plus beau et appétissant des repas quand on se sent à l’écart. C’est même triste. Et n’oublions pas que les enfants peuvent être cruels entre eux. Non seulement ceux qui ne peuvent participer au repas se sentent isolés, mais ils peuvent parfois être taquinés, ou pire encore. Je ne pouvais me faire à l’idée que mes enfants seraient non seulement à l’écart de l’action de manger mais aussi du rituel social du repas.

Mais d’autres enfants vivent cette situation. C’est pourquoi il est temps de procéder à des changements fondamentaux quant à notre façon d’enseigner aux enfants au sujet des aliments, de la santé et de la nutrition. Nous savons :

 

  • qu’environ 15 % de la population souffre d’allergies ou d’intolérances alimentaires diagnostiquées, et que ce nombre est croissant;
  • qu’aux É.-U., on estime que 1 enfant sur 3 né en 2000 souffrira de diabète de type 2, une maladie que l’on diagnostiquait seulement chez les adultes;
  • qu’au Canada, on estime que le taux de diabète de type 2 chez les enfants accroîtra de 50 % d’ici 15 ans.

Ces statistiques sont renversantes.
Savoir que je contribue, à ma façon, à améliorer la santé de cette génération me réjouit.

En à peine six mois, depuis le congrès De la ferme à la cafétéria, j’ai quitté mon emploi et me suis lancée à plein temps dans la réalisation de mon projet.
Il s’agit de rendre les enfants enthousiastes à l’idée de manger des aliments sains et amusants, et de les aider à adopter des habitudes alimentaires qu’ils garderont toute leur vie. Il s’agit aussi d’établir des liens avec sa collectivité, avec les agriculteurs mais aussi en classe.
Un grand merci au programme De la ferme à la cafétéria!

Joanna Scultz,

Richmond (C.-B.)

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